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16/04/2012

Témoignage envoyé par Frère Alain STEINBACH (2)

Bonsoir,

J’ajouterai à mon texte que, fin septembre 1974, alors que le Père Gilles NICOLAS (ensuite curé de MEDEA, et à ce titre, beaucoup interrogé concernant le drame de Tibhirine, dans les médias !) était responsable de l’enseignement Catholique pour le Diocèse d’ALGER, et le Père Thierry BECKER, responsable de l’enseignement Catholique pour toute l’ALGERIE (66.OOO élèves scolarisés je crois !), une partie des nouveaux Coopérants de la D.C.C. ont déclenché une grève, avec A.G. , etc. Le leader était Xavier DENECKER, qui avait été élève comme moi, chez les Pères Maristes d’ENGHIEN-LES-BAINS (95) ! J’ai eu des problèmes dont je ris encore du fait que, souvent des prêtres d’ALGERIE, me confondaient avec ce Xavier D. Il paraît que notre ressemblance était si frappante que, croyant lui reprocher son action, c’était à moi qu’ils s’adressaient.

Comme aventure aussi, sur le bateau allant à ALGER, je me suis fait voler les 4OO francs nécessaires pour entrer en ALGERIE – vol effectué certainement au moment où je me suis penché vers quelqu’un qui offrait des bonbons, et les billets de 1OO F. ont été pris dans mon porte-monnaie, dépassant de la poche intérieure de ma veste. Et c’est Dominique ( ?), Coopérant chez les Frères des Ecoles Chrétiennes à EL-BIAR qui m’a prêté les 4OO francs nécessaires pour entrer en ALGERIE. Avec mon 1er salaire, je suis monté, pour rembourser Dominique (devenu ensuite Frère des Ecoles Chrétiennes) – et j’y ai mangé avec les Frères des Ecoles Chrétiennes – et j’ai trouvé un établissement , une mentalité , des séparations très nettes entre Frères , Coopérants , Profs du Moyen-Orient , etc. , un type d’élèves ... à l’exact opposé de ce que nous vivions au Cours de Rattrapage de Belcourt et même du Collège St-Bonaventure , toujours à Belcourt , dont le Directeur était Frère Henri VERGES , .... ce qui peut donner une explication à la grève des Coopérants qui fut assez dure et a duré ... En 1976, le Président Houari BOUMEDIENNE a fait nationaliser les établissements scolaires Catholiques ! À EL BIAR, il y avait aussi MARC qui est devenu Père Mariste, et est malheureusement mort très jeune d’un cancer .

Alger-Belouizdad_Rue Nacera Nounou-3_2008-03.jpg


Aventure amusante : l’Administration algérienne était si compliquée que je me suis trouvé dans l’impossibilité de rapatrier en FRANCE ce qui me restait de la maigre solde mensuelle qu’on nous octroyait ! Alors, il me fallait acheter des souvenirs pour ma famille, et je me vois encore Rue Didouche Mourad (ex-rue Michelet) à ALGER chez un vendeur de souvenirs, “ Je vous en prie : Montrez-moi ce que vous avez de plus cher (mais aussi de moins encombrant !), je veux l’acheter pour l’offrir à mes parents ! ” Ce fut finalement un service en cuivre pour le thé à la menthe !

 

Amicalement !

Frère ALAIN

(Petit Frère de Marie, ou Frère Mariste)

07/04/2012

Témoignage envoyé par Frère Alain STEINBACH (1)

        Cher Monsieur,

    J’ai été en effet, Coopérant en ALGERIE (je n’accepte pas le qualificatif de “pied rouge” qui n’a pour moi aucune raison d’être ! ni pied-noir, ni pied vert, ni pied rouge,... mais si certain(e)s aiment ce qualificatif et s’il représente quelque chose pour eux, je n’y vois aucun inconvénient !).

  C’était du temps du Président Houari BOUMEDIENNE, au Cours de Rattrapage de Belcourt (à ALGER), rue Nacira Nounou (pas très loin du Jardin d’Essai,) dirigé par RAMDANE (membre du F.L.N.) et par le Père Pierre LAFITTE. Nous occupions une ancienne salle de cinéma et ses annexes. Nous n’avions pas de cour de récréation sinon la rue et en 2 ans nous faisions 2 niveaux (6ème/5ème) puis (4ème /3ème). Nous ne donnions comme cours que maths, français et arabe (profs Syriens essentiellement). Nous avions des classes de plus de 40 élèves qui étaient en cours de rattrapage pour avoir été renvoyés d’autres établissements scolaires pour des raisons de manque de travail, ou de discipline ou de problème de santé. La 1ère année, le lundi, j’avais 8 heures de cours : 4 heures de maths et 4 heures de français dans 2 classes différentes (le nombre de classes était limité du fait de l’exiguïté des locaux !) ; j’en sortais “lessivé” ! J’ai fait ma coopération au lieu du service militaire (étant licencié en droit international), de septembre 1973 à fin juin 1975.

Alger-Belouizdad_Rue Nacera Nounou_2008-03.jpg

   Étant un Cours de rattrapage, nos élèves étaient en général très difficiles (n’est-ce pas KHENNOUCHE (17 ans), alors que j’en avais 25/26), mais j’ai gardé un souvenir excellent de ces 2  années à ALGER. Hamid DJOUADI qui habitait une bicoque dans une sorte de bidonville Bld. Cervantès a commencé à manquer ; je suis allé le supplier presque à genoux, alors qu’il jouait au foot, de revenir au Cours de Rattrapage. Sa soeur en a eu tant de reconnaissance qu’elle m’a envoyé de magnifiques cartes de voeux jusqu’en 2000 ! Mes parents venant en ALGERIE vers avril 1974 (lors de la mort de G. POMPIDOU que nous avons apprise à CONSTANTINE ) et avril 1975, ont été reçus “royalement” par les parents de “mon” élève Yacine EL AMRANI qui , lui-même, est venu spécialement en FRANCE , pour ma Profession Perpétuelle de Religieux, à St-ETIENNE, en juin 1985 ; il a passé 8 jours chez mes parents (dans le Val d’Oise !) où, pour pouvoir prier, il faisait ses ablutions, et le vendredi, je l’ai accompagné à la Grande Mosquée de PARIS. Dès les premiers jours de chaleur, vers avril,  j’entendais rituellement des élèves qui me disaient : “Monsieur, ... le sang !” : un élève qui perdait du sang par le nez (anémie, ...), et un autre qui devait l’emmener à la fontaine !

   Ce furent certainement les meilleures années de ma vie ... Cette beauté à couper le souffle, de l’ALGERIE ... toutes ses fleurs de toutes les couleurs  dans les champs que nous ramenions, vers le mois de mars chez nous pour les mettre dans des vases. J’ai eu l’immense chance de pouvoir parcourir (surtout avec mes parents qui louaient une voiture !) l’ALGERIE dans tous les sens – éblouissement des Aurès – CONSTANTINE , les ruines romaines grandioses de DJEMILA , TIDDIS , TIMGAD , etc. – TIPASA si chère à Albert CAMUS (mon écrivain préféré – un homme incompris et pourtant qui proposait des solutions raisonnables, celles d’un homme de paix soucieux de la justice !) , TLEMCEN , ... et puis l’envoûtant SAHARA d’EL OUED à TIMMIMOUN , de OUARGLA à GHARDAÏA , ... et le 27/12/1974 , la messe de Noël , à l’Assekrem dans le Hoggar , après avoir fait de la Land-Rover et 3O Km. sur le dos d’un dromadaire avec Francis FAVRESSE , un autre coopérant , et un Tourareg ... BEJAIA – ex-BOUGIE (et l’église en train d’être transformée en mosquée !) , la KABYLIE – la pluie sur BLIDA , et la neige obligeant à rebrousser chemin avant de pouvoir arriver en deu-deuch à CHREA .... ORAN, ... Je suis allé à Thibirine et j’ai pu visiter une nouvelle mosquée à MEDEA. On a dû rebrousser chemin avant BISKRA du fait des inondations ... . EL ASNAM, BOUIRA, TIARET, etc.

   L’accueil des Algériens m’a beaucoup touché. J’y suis retourné en août 1988 pour le mariage de YACINE, mais j’ai eu très mal de constater combien la situation s’était dégradée dans une ville comme ALGER (dans le plus grand magasin de la rue Ben M’Hidi (ex-rue d’Isly), très difficile de trouver un pot de confiture !) au point de vue économique, etc. ... J’ai logé rue Ben Cheneb, à l’endroit même où Frère Henri VERGES et la Petite Soeur Paul-Hélène ont été assassinés le 8 mai 1994 (les 1ers d’une longue série dont les 4 Pères Blancs de TIZI-OUZOU, les moines de Tibhirine, et enfin Mgr. CLAVERIE !) .

   Pays enchanteur que l’ALGERIE qui occupe une grande place dans mon coeur, où j’ai passé les meilleurs années de ma vie, ... mais aussi pays tragique et très douloureux qui me fait lire tous les livres paraissant actuellement sur les drames avant l’Indépendance et après (et regarder les émissions à la télé sur la “GUERRE D’ALGERIE”!), avec les points de vue très opposés. Combien je comprends la souffrance de ceux qui ont dû quitter l’ALGERIE ! Combien je comprends ceux qui ont voulu une réelle justice ! Que de rendez-vous manqués ! Quel gâchis final pour nos pays ! Quelle honte pour la FRANCE qui n’a rien su gérer ni pour les Algériens, ni pour ceux qu’elle avait envoyés là-bas (les Pieds-noirs), et au surplus le drame des Harkis, ... !

    

   Chers élèves de Belcourt (BELLILI, LEMOU, etc.), je vous porterai toujours dans mon coeur, surtout vous Hamid et Yacine !

    

     Amicalement.

     Frère ALAIN

 

 

01/04/2012

Jean-Claude FANJEAUX à TIGZIRT

De nombreux anciens élèves aimeraient renouer le contact avec Monsieur Jean-Claude FANJEAUX qui a enseigné à TIGZIRT-SUR-MER dans les années 1970.

TIGZIRT_Ecoliers_ph-Kamel BENBESSI.jpg


Voici des commentaires trouvés sur le net :


- de Kamel BENBESSI :

" Ces coopérants d'Algérie qui étaient d'une sincérité profonde s'intéressaient aussi à notre culture et respectaient notre façon de vivre. "

" Voici un exemple : traduction en français de mon poème par un ancien Coopérant Mr Jean Claude FANJEAUX (Tigzirt sur mer 1976). "

BENBESSI Kamel_Asefru+Timbre.jpg

*

Une mélodie s'envole, qui palpite et vibre

La palette des fards a coloré les visages

Des femmes assises par terre, en cercle

Et la mélodie les enveloppe, elles et chacune

Les enfants et les femmes de chez nous.

 

*

Postée près des jarres à grain,

Une femme tire de son tambourin,

La volupté du rythme et un vieux poème pénètre

Tout entier le corps de la danseuse

Qui frôle les femmes accroupies.

 

*

Près du métier à tisser, les vieilles

Drapées dans leurs robes aux couleurs chatoyantes

Observent.

Souvenirs des fêtes perdues, bonheur né des rives,

Le henné a teinté leurs pieds

Et les bracelets d'argent tintent.

 

Si Mr FANGEAUX lit ce texte qu'il réponde. Tous ses anciens élèves demandent après lui.

Kamel BENBESSI (tikichourte@hotmail.fr)

 

- de Nekachtali Sadia

Ville : Tigzirt

" Tout à fait d’accord avec mon ancien camarade d’école, Mr Benbessi ; nous devons beaucoup à ces anciens Coopérants qui se sont investis dans notre éducation et qui nous ont transmis tant de valeurs. Pour ma part, si je maitrise la langue de Molière c’est bien grâce à Monsieur Fanjeaux. Nous voulons leur exprimer toute notre gratitude : c’est pourquoi nous essayons de renouer avec eux, chose devenue possible avec internet ... "

 

et peut-être un espoir sur le Livre d'or de Claude Andreini


- de Fanjeaux Jean-Claude (12/12/2011) - Leucate

" Bonsoir

Tombé par hasard sur ton site de photos, j'ai bien reconnu le copain d'Algérie avec qui j'ai passé de très bons moments. Amicales salutations. Jean-Claude. "

 

 

28/03/2012

De Boumediene à Bouteflika (P. et C. CHAULET)

...

- Quelle était la nature de vos rapports avec Boumediene ?

Pierre et Claudine : Nous n’avions pas de rapports particuliers avec lui. Il a reçu Claudine  après sa thèse sur «La Mitidja autogérée» pour la féliciter.

CHAULET Claudine_La Mitidja autogérée_couv.jpg

- Ce n’était pas l’Etat dont vous rêviez ?

Pierre : Il est difficile, après coup de comparer rêves et réalités. Disons que la pratique autoritaire de la gouvernance n’était pas très démocratique, mais on s’en accommodait comme tous ceux qui ont servi l’Etat et ont été des ministres de Boumediene à l’époque (dont certains sont devenus des «démocrates» aujourd’hui). Pourquoi ? Parce que les progrès de la scolarisation, les premières mesures de réforme agraire et l’autogestion des entreprises agricoles, la gratuité des soins médicaux, la nationalisation des hydrocarbures, les premières élections communales et aux assemblées de wilaya nous paraissaient autant d’acquis positifs dans la ligne de nos espoirs. Et surtout, nous avions eu tellement peur à la fin de la guerre et après la crise de l’été 1962 que le Pays sombre dans le chaos et une partition régionaliste, que nous pensions qu’après tout, cela aurait pu être pire !

 

- Avez-vous rencontré  Boudiaf ?

Pierre : Oui. Peu de temps après son arrivée à la tête du HCE, nous avions  dans les services de santé publique une grave pénurie de médicaments essentiels (dont les médicaments antituberculeux), conséquence de l’ouverture débridée à l’économie de marché. Des amis proches m’ont conseillé d’aller le voir. J’ai trouvé un  responsable attentif et ouvert, qui a compris mon inquiétude, étant lui-même un ancien malade. Pus tard j’ai eu l’occasion de le rencontrer après avoir été élu comme vice-président de l’Observatoire national des droits de l’homme.

 

- Comment avec vous vécu l’assassinat de Boudiaf ?

Pierre : Avec abattement. C’était un nouvel espoir de redressement qui disparaissait.

 

- En 1994, vous avez quitté l’Algérie et pris temporairement le chemin de l’exil. Vous avez déclaré récemment que vous avez été exilés deux fois dans votre vie : la première à cause des parachutistes français, la seconde à cause des «barbus»...

Pierre : Oui. Ce sont des exils que nous n’avions jamais programmés dans notre vie, tous deux dus à la barbarie dont sont capables des être humains qui souhaitaient nous faire disparaître. La première fois, parce que de toute évidence nous étions de «mauvais Français» donc des «traîtres» ; la seconde fois parce que nous étions de faux Algériens, «impies» et agents du tyran. Mais chaque fois, nous sommes revenus, avec joie, reprendre notre place… juste un peu plus vieux !

 

- Votre retour a coïncidé avec le retour de Bouteflika...

Pierre : C’est une simple coïncidence. Après notre séjour à Genève, où j’ai travaillé à l’OMS, nous sommes restés un an à Paris pour des problèmes familiaux liés à la maladie et au décès de ma belle-mère.

 

- Durant la révolution ou juste après l’indépendance, avez-vous vu venir le péril intégriste ?

Pierre : À cette époque, on ne parlait pas de péril intégriste. Cette mouvance s’est manifestée au moment des discussions sur le Charte Nationale, et s’est développée après 1988, s’appuyant sur le désir d’ouverture démocratique et la volonté  des responsables de l’époque de sortir de l’économie centralement planifiée. Ce péril a culminé pour moi quand j’ai appris être inscrit sur les listes des personnes à éliminer.

 

- Et l’avenir, comment le voyez-vous ?

Pierre : À court terme, confus et mouvementé. À plus long terme avec confiance, parce que je pense que l’intelligence collective reprendra le dessus et que je fais confiance aux nouvelles générations qui ont été formées grâce à – et après – l’indépendance. C’est eux qui poseront les problèmes en termes nouveaux et sauront trouver, je l’espère, de bonnes solutions, en tout cas meilleures que celles qui ont été apportées jusqu’à présent. C’est leur intérêt et celui de leurs enfants.

 

Source El Watan

 

22/03/2012

1962 vu par Pierre et Claudine CHAULET

Interview de Pierre et Claudine CHAULET

...

- Comment avez-vous vécu le 5 Juillet 1962 ?

Pierre et Claudine : En banlieue parisienne, dans une soirée organisée par la Fédération de France du FLN. Nous avons fêté l’indépendance qui était enfin là. Et nous savions que d’autres problèmes aller se poser ...

 

- Comment avez-vous trouvé Alger à votre retour, avec les «Pieds-Noirs» qui partaient ?

Pierre : Avec une joie mêlée de peine au souvenir des amis proches que nous avions perdu au cours de la lutte. Nous ne pensions pas spécialement aux «Pieds-Noirs» qui partaient : c’était leur choix. Nous avions fait tout ce que nous pouvions pour aménager une phase transitoire acceptable pour ceux d’entre eux qui restaient (enseignants, personnels de santé, ingénieurs, techniciens). Pour nous, comme pour tous les «revenants» de la guerre (anciens détenus, anciens réfugiés à l’extérieur, nouveaux cadres), il fallait trouver un logement et un emploi. C’est ainsi que j’ai signé en juillet 1962 un contrat de médecin  spécialiste à temps plein à l’hôpital Mustapha et que Claudine a été recrutée au Bureau des études au ministère de l’Agriculture et de la réforme agraire, et que nous avons trouvé à louer la maison où nous vivons, à Hydra.

ALGER_Hopital-Mustapha-Pacha.jpg

 


- La crise de l’été 1962, comment l’avez-vous vécue ? Vous a-t-on conseillé de ne pas prendre position ?

Pierre : Nous l’avons vécue de loin. Cette crise avait été amorcée lors du Congrès de Tripoli. La virulence des ambitions qui s’affrontaient ne nous intéressait pas. Pour nous l’objectif de l’indépendance étant atteint, nous choisissions de faire notre métier et de mettre au service de la collectivité nos savoirs et nos compétences, en médecine et en sociologie rurale. Personne ne nous a conseillé de faire ou de ne pas faire quoi que ce soit. J’ai assisté à une réunion de la nouvelle équipe qui avait pris en mains El Moudjahid, dans les locaux de L’Echo d’Alger : ce n’était plus la même chose qu’à Tunis, je ne me sentais plus à ma place, et je n’y suis plus revenu.

 

- Comment avez-vous perçu l’accession de Ben Bella au pouvoir ?

Pierre : Comme un prolongement de la crise de l’été 1962. On ne nous a pas demandé notre avis ! Il y avait tellement de choses à faire que la personnalité des responsables politiques du moment nous importait moins que la réalisation des taches quotidiennes.

 ...

 

Source El Watan