13.02.2008

Roger, un coopérant de cinéma dans "La Folle de Toujane"

 

 

Roger est breton, taciturne et rêveur. Il ne reprendra pas la terre, au désespoir de ses parents, mais il ne veut pas pour autant quitter le pays. En attendant sa nomination d'instituteur, il passe plusieurs jours avec Gwen, son amie d'enfance, "parisianisée" et contaminée par la ville. Elle souhaite vivre avec lui, mais loin de la pauvreté, là où, pense-t-elle, l'argent coule à flot, là où l'on peut réussir et vite.

 

Pour oublier cet amour impossible, Roger demande et obtient un poste en Tunisie. Il est envoyé à Toujane, un petit village en plein bled. Les premiers contacts s'avèrent difficiles avec une population secrète, aux coutumes et aux usages différents des siens, mais, petit à petit, et grâce à son bon sens, sans se faire totalement admettre, Roger est quand même accepté. À Paris, Gwen fait carrière dans une station de radio, et s'installe dans le confort et la facilité. En Tunisie, l'armée pourchasse les "rebelles". Le pays tout entier est secoué par la guerre. Roger n'a pas d'opinion, il enseigne, se fiant davantage à son instinct qu'à un programme défini, ce qui lui vaut la réprobation de l'administration qui l'éloigne pour quelques mois. À son retour, les choses et les gens ont changé. La pacification n'a pas abouti. La France se retire de la Tunisie.

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Roger devient coopérant! En Algérie, la guerre fait rage. Le mari et les enfants d'une ancienne élève sont massacrés là-bas. La jeune femme revient au village, traumatisée, et se terre dans une caverne. Roger tente de l'apprivoiser, mais elle se méprend sur ses intentions et se jette d'une falaise. La communication ne s'est jamais établie. Roger quitte définitivement Toujane pour l'Algérie. Dans un maquis des Aurès, il n'enseigne plus, il soigne et tente de comprendre ceux qui œuvrent pour la libération de leur pays.

 

Quelques mois après l'indépendance, Roger rentre définitivement en Bretagne après une absence de dix ans. Les paysans acceptent avec résignation leur pauvreté. L'extension d'un camp militaire sert de prétexte à Roger pour leur faire prendre conscience de leurs droits. Il est vivement critiqué. Par défi et sans souci des interdictions, il pénètre dans un terrain militaire. Une mine explose, Roger est déchiqueté. À Paris, Gwen songe à s'acheter un vison.

 

 

Synopsis du film "La Folle de Toujane" (1973) René Vautier, Nicole Le Garrec

Sorti en France en 1974 
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Gilles SERVAT dans le rôle de Roger !

09.07.2007

Jean-Philippe BRETTE et ses ″Souvenirs d'Algérie heureuse″

Jean-Philippe Brette est écrivain mais aussi et avant tout Médecin.  

Médecin coopérant en Kabylie de 1982 à 1984, l'auteur a été profondément marqué par ce séjour et par sa rencontre avec les habitants de cette région. J.-Ph. Brette réussit brillamment un exercice périlleux : le mélange des genres, car à travers une dizaine de récits qui ressortissent à la fois du document vécu et de la poésie, il parvient à communiquer sa fascination nostalgique pour des personnes qui lui ont inspiré amour ou amitié - et pour une terre forte mais si féminine dans sa manière de capter les émotions. "

 

EXTRAIT DU DOSSIER DE PRESSE :

De 1982 à 1984, Jean-Philippe Brette fut médecin coopérant en Algérie, un "médecin captif, prisonnier de légendes... un rêveur". Il a sillonné le pays de dispensaire en dispensaire et prescrit des ordonnances. Rédigés dans un style télégraphique afin de capter au vol les impressions les plus fugaces, ces "Souvenirs" restituent le climat embaumé de la Kabylie, le scintillement de ses feuillages, la terre ocre et poudreuse qui aurait enflammé le peintre Corot, les après-midis alanguis de chaleur, les parties de carte dans les arrière-salles, l'attente du soir et de l'autre, dans "ce pays couvert de cimetières qui donnent l'envie d'y mourir. Dans la beauté. Dans l'ombre de l'olivier. Dans la voûte étoilée". (M.S., "L'événement du jeudi", 10 au 16 juin 1993)

 

" L'ouvrage "Un retour à l'Algérie Heureuse" que l'auteur présente comme un voyage ethnographique à la rencontre des tradipraticiens de Kabylie - entre Timezrit, Chabet-el-Ameur, Bordj-Menaïel, Tademaït et Drâa-el-Mizan... - relate ses souvenirs, ces retrouvailles avec ce pays, ses gens et ses amis... Plus qu'un reportage ou un récit de voyage, Un retour (...) est un livre d'images que l'on peut voir mais aussi sentir sous ses pas, avec l'auteur, le coriandre, le safran, la menthe, le romarin... Les odeurs de la terre et du ciel... L'odeur du sang...

"Une oeuvre difficile" prévient l'auteur. Mais une fois que vous aurez franchi ce pas sans porte, sans doute vous laisserez-vous éblouir par ce texte-image qui plonge ses racines dans le "Pays des Tribus" ("bilâd leqbayel"), si profondément que l'on retrouve Homère. (...)

 

EXTRAIT DE L'OUVRAGE :  

Avril 1992.

Ce soir là, entre Alger et Tizi...

L'autoroute paraissait verser,

Basculer doucement dans la terre d'Algérie,

S'enfoncer dans un pays sans âge.

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24.07.2006

Tous enfants d'Algérie ( poème de Domie G.)

Vous avez sans doute lu  le commentaire de Dommie pour qui l'Algérie est ce beau pays, qui, lorsqu'on y a vécu, nous marque à jamais.

Voici un de ses très beaux textes :

 

Tous enfants d'Algérie ( poème de Domie G.)

 

Ils étaient tous enfants d'Algérie

Unis sur le sol berbère

Loin d'imaginer la barbarie

Qui allait saccager leur terre.

 

Kahina a posé son arme

Pour laisser sécher ses larmes...

 

Juifs, Chrétiens et Musulmans,

Tous frères avant cette guerre,

Ennemis depuis trop longtemps,

Séparés dans leur frontière.

 

Coule le sang de Kahina

Sur les dunes du Sahara...

 

Ils sont tes enfants, Algérie,

Tu les reverras tous unis.

Dans leur coeur, le même amour

Ramènera les beaux jours.

 

Kahina ouvrira ses bras

À tous les enfants de là-bas.

 

© Domie G. (le 20/05/2006)

 

Retrouvez ce texte sur le Blog de Domie :

http://auxcouleursdelavie.hautetfort.com/archive/2006/05/...

 

 

14.07.2006

Fontaine de Kabylie (poème d'Ernest)

Voici un de mes poèmes à propos des fontaines de jadis qui ont marqué tant et tant de femmes de Kabylie. Oubliéées de l'histoire, délaissées par les siens, elles ne méritaient pas un tel sort.


Fontaine de Kabylie


Ô fontaine nourricière, bruissant de ton eau fraîche
Qui désaltérait du fellah la gorge sèche,
Tu es comme un vieux bâtiment en perdition
Qui se meurt dans l’océan de l’évolution.


Ô fontaine animée, témoin des cris joyeux
Que les filles poussaient, puisant le liquide précieux,
Tu es devenue cet amas de pierres sans âme
A qui on a ôté toute vie, toute flamme.


Ô fontaine de Kabylie, gardienne de secrets,
De furtives amourettes et de clins d’œil discrets,
Tu te sens délaissée, victime de la passion
Qu’ont les gens pour le robinet d’eau sous pression.


Ô fontaine du village à l’avenir incertain,
Oubliée de l’Histoire par la faute des humains,
Pourquoi dans ces collines t’a-t-on abandonnée
Aux caprices du temps qui scellera ta destinée ?

Ernest

01.07.2006

CRÉATIONS : poème, dessin ...

L'ALGÉRIE NE LAISSE PERSONNE INDIFFÉRENT

CE QUE VOUS Y AVEZ VÉCU VOUS A INSPIRÉ …

Vous avez créé un poème,

réalisé un dessin, une peinture,

composé une musique …

Alors laissez-nous les découvrir et apprécier !

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Décor du café Djurdjura à Tizi-Ouzou

Voici un de mes premiers textes écrit à mon retour d’Algérie en 2002 :

 

Kabylie, espace de vie

 

Kabylie, pays aimé de mes vingt ans,

 

A tes enfants, j’ai appris les continents.

 

Belle et vaste contrée aux villages

 perchés

Y a-t-il un sentier où je n’ai cheminé ?

 

Les découvertes étaient nombreuses,

 les rencontres

Inhabituelles : femme au fagot,

garde champêtre…

Espace de vie à la mesure des gens,

pourquoi avoir tenté tes enfants ?

GeLamBre 2002