23.06.2007

FETE DES RETROUVAILLES. Mai 2007 (ERNEST)

 

Le 11 Mai 2007, à l'initiative de Hacène et ses amis, un rassemblement festif eut lieu à l'école d'Isly Moussi à Ouadhias-Villages.

 

Un soleil radieux promenant sa silhouette dans le ciel bleu de Kabylie nous inondait de sa lumière agréable.

 

Quand j'arrivai sur la cour vers les 10 h 30, un groupe d'élèves m'attendait déjà, impatients de vivre cet évènement qui s'annonçait historique et inoubliable.

 

La journée s'annonçait belle et les retrouvailles émouvantes.

 

Certains s'étaient déplacés de Tizi, du Sahara mais la plupart vivant sur place avaient fait le chemin à pied ou en voiture.

 

Omar, un agriculteur des Ouadhias, vint même en tracteur !

 

Ernest.

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29.05.2007

AUX OUADHIAS, 35 ANS APRES. (Ernest)

Ernest arrive de Kabylie ! Voici son premier message en ligne :

"Trente-cinq ans après mes années d'enseignement aux Ouadhias, je viens de passer trois semaines parmi mes anciens élèves. Ce fut un séjour très agréable aux émouvantes retrouvailles. Mon plus grand bonheur fut d'en rassembler une cinquantaine d'entre eux autour d'un couscous et de photos d'époque inédites. À 70-80%, le puzzle s'est reconstitué. Il ne manquait que ceux qui résident loin de leur pays et ceux qui sont décédés. L'an prochain, on essaiera de faire le plein ou presque.
Si les années ont passé et défraîchi nos visages juvéniles, elles n'ont pas terni les souvenirs et les sentiments qui leur sont inhérents. Partout je fus accueilli avec joie, présenté, véhiculé, dorloté...Une fois de plus l'hospitalité kabyle n'a point failli. Je remercie chaleureusement élèves, amis et la population pour m'avoir permis de passer ces quelques jours de bonheur parmi eux."

Ernest

À la Kabylie, son Djurdjura et à la Bretagne, ses Monts d'Arrée ; à la Kabylie, ses Ouadhias et à la Bretagne, Bain et Janzé.

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À lire dans le FORUM DE KABYLE.COM

26.07.2006

POUR LA VIE ( selon Patrick Bruel )

Ce matin, lorsque j'ai entendu cette chanson  à la radio, je me suis dit que les paroles illustreraient parfaitement cette page !

 

Pour la vie : Patrick Bruel    

 

On est partis c'était fin juin

On s'est embrassé serré la main

Un pour tous et tous pour un

Et puis chacun a pris son train

On avait tous aussi peur

On s'est juré la main sur l'cœur

Qu'on s'reverrait avant dix ans

On s'est revus et maintenant

De temps en temps on s'invite

Même si souvent on s'évite

On s'dit bien sûr j'm'en souviens

Mais on s'rappelle de moins en moins

Ça nous a pas rendus amers

On sait bien qu'on peut rien n'y faire

 

C'est la vie, c'est la vie,

C'est la vie qui nous change

Et qui dérange

Toutes nos grandes idées sur tout

C'est la vie, c'est la vie,

C'est la vie qui décide

Qui nous file des rides

Au coin des yeux et du cœur

A quoi ça sert d'aller contre

On perd son temps

Et quand on r'garde nos montres

Tout à coup on comprend

Y 'en a qui ont fait des enfants

Y 'en a d'autres qui ont dit j'attends

On a tous aimé les femmes

On s'est tous trouvés du charme

On est tous devenus quelqu'un

Dans son quartier ou plus loin

Bien sûr on s'est perdus de vue

Mais on n'appelle pas ça perdu

On s'est traités de tous les noms

On s'est tombés dans les bras

On n'a pas osé dire non

On a dit oui quand fallait pas

Ça nous a pas empêchés

De continuer à s'aimer

 

Pour la vie, pour la vie

Pour la vie qui nous change

Et qui dérange

Toutes nos p'tites idées sur tout

Pour la vie, pour la vie,

Pour la vie qui décide

Qui nous file des rides

Au coin des yeux et du cœur

Pas besoin de faire semblant

Ça sert à rien

Chaque jour qui passe on apprend

Qu'on peut jouer sans être comédien

A quoi ça sert d'aller contre

Ça sert à rien

Chaque jour qui passe on apprend

Qu'on suit tous le même chemin

 

Paroles et Musique: Gérard Presgurvic  © 2000 - 14 Productions

 

 

01.07.2006

RENCONTRES ET RETROUVAILLES

Que d’émotion en posant le pied sur la Terre-Algérie le 8 mars 2002.

 

Voici mon récit :

« À l’aéroport d’Alger, le temps est gris et les forces de l’ordre très présentes à  l’extérieur près des avions que l’on peut voir, tous décorés d’un aigle bleu, ceux de Khalifa Airways.

Pour le contrôle du visa, pas de complication comme à Nantes ! Un policier fait signe à une famille avec de jeunes enfants de s’avancer vers le dernier portique. Boussad les suit et m’invite à en faire autant. Non sans scrupules, je les rejoins et je gagne ainsi une dizaine de minutes. Je récupère ma valise  qu’un douanier marque aussitôt d’une croix. Me voilà mal barré : elle est tellement pleine que, si je dois l’ouvrir, je n’arriverai jamais à remettre mes affaires correctement pour la refermer. Mais non ; cette croix à la craie, c’est mon laissez-passer !

Je suis les voyageurs qui ont franchi les portiques et nous voilà entre une double rangée de supporters comme les footballeurs qui entrent sur le terrain. Vite ! Exhiber la photo de Saïd ! C’est le signe convenu pour ne pas risquer de se louper ! Il y a là des centaines d’hommes mais je ne vois personne ! D’ailleurs, à quoi bon regarder les visages ? Je ne reconnaîtrai pas mon ancien élève; cela fait près de 30 ans que je l’ai pas vu ! J’avance lentement, courbé sur la valise qui roule difficilement et je vais bientôt atteindre le parking lorsqu’une voix retentit derrière moi : « Monsieur Gérard ». Dans cette masse humaine quelqu’un m’attend  et mon cœur explose de joie . Je me retourne et là, à quelques enjambées, un homme me tend les bras. Il me salue, me souhaite la bienvenue et veut voir la photo. C’est bien lui, en gros plan avec sa mine enjouée ; il est accompagné par un grand jeune homme qui me salue avec respect. C’est son fils Kamel qui se charge immédiatement de transporter les bagages à la voiture. »

 

 

Ci-dessous, Mohamed et Arezki à TIPAZA en janvier 2006

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Vous aussi, vous avez retrouvé tel ou telle.

Racontez.