01/04/2012
Jean-Claude FANJEAUX à TIGZIRT
De nombreux anciens élèves aimeraient renouer le contact avec Monsieur Jean-Claude FANJEAUX qui a enseigné à TIGZIRT-SUR-MER dans les années 1970.

Voici des commentaires trouvés sur le net :
- de Kamel BENBESSI :
" Ces coopérants d'Algérie qui étaient d'une sincérité profonde s'intéressaient aussi à notre culture et respectaient notre façon de vivre. "
" Voici un exemple : traduction en français de mon poème par un ancien Coopérant Mr Jean Claude FANJEAUX (Tigzirt sur mer 1976). "

*
Une mélodie s'envole, qui palpite et vibre
La palette des fards a coloré les visages
Des femmes assises par terre, en cercle
Et la mélodie les enveloppe, elles et chacune
Les enfants et les femmes de chez nous.
*
Postée près des jarres à grain,
Une femme tire de son tambourin,
La volupté du rythme et un vieux poème pénètre
Tout entier le corps de la danseuse
Qui frôle les femmes accroupies.
*
Près du métier à tisser, les vieilles
Drapées dans leurs robes aux couleurs chatoyantes
Observent.
Souvenirs des fêtes perdues, bonheur né des rives,
Le henné a teinté leurs pieds
Et les bracelets d'argent tintent.
Si Mr FANGEAUX lit ce texte qu'il réponde. Tous ses anciens élèves demandent après lui.
Kamel BENBESSI (tikichourte@hotmail.fr)
- de Nekachtali Sadia
Ville : Tigzirt
" Tout à fait d’accord avec mon ancien camarade d’école, Mr Benbessi ; nous devons beaucoup à ces anciens Coopérants qui se sont investis dans notre éducation et qui nous ont transmis tant de valeurs. Pour ma part, si je maitrise la langue de Molière c’est bien grâce à Monsieur Fanjeaux. Nous voulons leur exprimer toute notre gratitude : c’est pourquoi nous essayons de renouer avec eux, chose devenue possible avec internet ... "
et peut-être un espoir sur le Livre d'or de Claude Andreini
- de Fanjeaux Jean-Claude (12/12/2011) - Leucate
" Bonsoir
Tombé par hasard sur ton site de photos, j'ai bien reconnu le copain d'Algérie avec qui j'ai passé de très bons moments. Amicales salutations. Jean-Claude. "
08:30 Publié dans 3-AVIS DE RECHERCHE : | Lien permanent | Commentaires (19) |
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28/03/2012
De Boumediene à Bouteflika (P. et C. CHAULET)
...
- Quelle était la nature de vos rapports avec Boumediene ?
Pierre et Claudine : Nous n’avions pas de rapports particuliers avec lui. Il a reçu Claudine après sa thèse sur «La Mitidja autogérée» pour la féliciter.

- Ce n’était pas l’Etat dont vous rêviez ?
Pierre : Il est difficile, après coup de comparer rêves et réalités. Disons que la pratique autoritaire de la gouvernance n’était pas très démocratique, mais on s’en accommodait comme tous ceux qui ont servi l’Etat et ont été des ministres de Boumediene à l’époque (dont certains sont devenus des «démocrates» aujourd’hui). Pourquoi ? Parce que les progrès de la scolarisation, les premières mesures de réforme agraire et l’autogestion des entreprises agricoles, la gratuité des soins médicaux, la nationalisation des hydrocarbures, les premières élections communales et aux assemblées de wilaya nous paraissaient autant d’acquis positifs dans la ligne de nos espoirs. Et surtout, nous avions eu tellement peur à la fin de la guerre et après la crise de l’été 1962 que le Pays sombre dans le chaos et une partition régionaliste, que nous pensions qu’après tout, cela aurait pu être pire !
- Avez-vous rencontré Boudiaf ?
Pierre : Oui. Peu de temps après son arrivée à la tête du HCE, nous avions dans les services de santé publique une grave pénurie de médicaments essentiels (dont les médicaments antituberculeux), conséquence de l’ouverture débridée à l’économie de marché. Des amis proches m’ont conseillé d’aller le voir. J’ai trouvé un responsable attentif et ouvert, qui a compris mon inquiétude, étant lui-même un ancien malade. Pus tard j’ai eu l’occasion de le rencontrer après avoir été élu comme vice-président de l’Observatoire national des droits de l’homme.
- Comment avec vous vécu l’assassinat de Boudiaf ?
Pierre : Avec abattement. C’était un nouvel espoir de redressement qui disparaissait.
- En 1994, vous avez quitté l’Algérie et pris temporairement le chemin de l’exil. Vous avez déclaré récemment que vous avez été exilés deux fois dans votre vie : la première à cause des parachutistes français, la seconde à cause des «barbus»...
Pierre : Oui. Ce sont des exils que nous n’avions jamais programmés dans notre vie, tous deux dus à la barbarie dont sont capables des être humains qui souhaitaient nous faire disparaître. La première fois, parce que de toute évidence nous étions de «mauvais Français» donc des «traîtres» ; la seconde fois parce que nous étions de faux Algériens, «impies» et agents du tyran. Mais chaque fois, nous sommes revenus, avec joie, reprendre notre place… juste un peu plus vieux !
- Votre retour a coïncidé avec le retour de Bouteflika...
Pierre : C’est une simple coïncidence. Après notre séjour à Genève, où j’ai travaillé à l’OMS, nous sommes restés un an à Paris pour des problèmes familiaux liés à la maladie et au décès de ma belle-mère.
- Durant la révolution ou juste après l’indépendance, avez-vous vu venir le péril intégriste ?
Pierre : À cette époque, on ne parlait pas de péril intégriste. Cette mouvance s’est manifestée au moment des discussions sur le Charte Nationale, et s’est développée après 1988, s’appuyant sur le désir d’ouverture démocratique et la volonté des responsables de l’époque de sortir de l’économie centralement planifiée. Ce péril a culminé pour moi quand j’ai appris être inscrit sur les listes des personnes à éliminer.
- Et l’avenir, comment le voyez-vous ?
Pierre : À court terme, confus et mouvementé. À plus long terme avec confiance, parce que je pense que l’intelligence collective reprendra le dessus et que je fais confiance aux nouvelles générations qui ont été formées grâce à – et après – l’indépendance. C’est eux qui poseront les problèmes en termes nouveaux et sauront trouver, je l’espère, de bonnes solutions, en tout cas meilleures que celles qui ont été apportées jusqu’à présent. C’est leur intérêt et celui de leurs enfants.
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