13/07/2010
François LEFORT, (trop ?) près des jeunes
François Lefort
Né en 1946 à Boulogne-Billancourt (92)
François Lefort prend très tôt des engagements associatifs (Secours catholique) auprès des enfants maghrébins du bidonville de Nanterre. Organisation de camps d’été, de loisirs sportifs et culturels.
Septembre 1970 : Arrivée à Alger comme VSNA, Instituteur au Cours de Rattrapage de Belcourt à Alger de 1970 à 1972, puis directeur de ce Cours jusqu’en 1973.
Médecin, diplômé de l’université d’Alger (juin 1982), diplômé d’arabe dialectal à la Sorbonne (1973).

Ordonné prêtre à Alger par le cardinal Duval le 29 juin 1976
Ce double engagement de prêtre et de médecin, sa connaissance de l’arabe et des populations immigrées, conduit François Lefort à exercer son ministère en Algérie d’abord (1970-1982), puis en France comme chargé de mission au Secrétariat d’Etat aux travailleurs immigrés, qui devient ministère des Affaires sociales. (octobre 1982-novembre 1984). Sa mission consiste à concrétiser la destruction des bidonvilles et des cités de transit, à favoriser l’insertion des jeunes de 2ème génération, et la prévention de la délinquance dans les cités difficiles.
De novembre 1984 à février 1985, il effectue un tour du monde au cours duquel il s’intéresse à la condition des enfants des rues, notamment en Asie. C’est là qu’il découvre la réalité d’un tourisme sexuel organisé, notamment de pédophilie.
Au printemps-été 1985, il exerce la médecine à Tunis, à la clinique Saint-Augustin.
À son retour en France, en septembre 1985, il dénonce vigoureusement la pédophilie, exercée par des touristes occidentaux dans les pays du Tiers-Monde. Il dénonce le réseau hollandais Spartacus, éditeur de guides touristiques à l’usage des pédophiles. Il participe à la création d’une association ACPE (Association Contre la Prostitution Enfantine) qui sera présidée par Monique Loustau et participera à des procès de pédophilie.
De décembre 1985 à juillet 1993, il est médecin en Mauritanie et participe à la création de foyers d’enfants des rues à Nouakchott dirigés par des responsables mauritaniens ou expatriés. Il est aussi directeur de la Caritas à Nouakchott de décembre 89 à janvier 93.
De janvier 1993 à juin 1995, il est secrétaire général du fonds de solidarité pour les enfants des rues de la fondation Raoul Follereau et de juillet 95 à juin 1997 chargé de mission enfants des rues à Médecins du Monde.
En 1994 et 1996, il effectue des missions d’urgence avec Médecins du Monde au Zaïre , au Rwanda et au Libéria, notamment pendant l’épidémie de choléra à Goma en 1994, à Monrovia au printemps 1996, à Kisangani et Amisi fin 1996.
En décembre 1995, il est mis en examen pour viols, plainte portée par des enfants des rues du Sénégal. François Lefort a séjourné moins de 4 mois au Sénégal, le plus souvent pour des séjours de quelques jours. Il a créé à Rufisque (Sénégal) des sessions de formation de chefs de projets « enfants des rues » du monde entier.
Depuis juillet 1997, il est engagé au diocèse de Macon, et en août 1999 devient curé de la paroisse Saint Augustin en Clunisois, 16 communes de la région de Cluny, et ce jusqu’en juin 2005
En mai 2000, François Lefort écrit : On ne piétine pas les étoiles
En septembre 2004, il écrit : Une sandale dans le désert

Association Droit à la Justice
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