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01/11/2008

Michael ONUCHCO au chevet de l’école algérienne

Les Américains (dont Michael ONUCHCO) au chevet de l’école algérienne

 

Une équipe d’experts américains devra formaliser la méthode idoine d’enseignement de l’anglais et de l’introduction des nouvelles technologies dans les écoles algériennes.

 

Par Hassan Moali, liberte-algerie.com lundi 28 mars 2005.

 

Les responsables de l’Éducation nationale se sont orientés vers le pays de l’Oncle Sam pour y puiser savoir, méthodologie et surtout rigueur dans l’enseignement efficient de la langue de Shakespeare comme projeté dans la réforme de l’école.

 

En l’occurrence, la langue anglaise, qui sera dispensée dans nos établissements scolaires, se fera désormais sous l’œil vigilant de formateurs américains, qui devront encadrer le processus d’enseignement de cette langue. Pour ce faire, le ministère a convié, hier, à l’ex-ITE de Ben Aknoun, un groupe d’experts venus des États-Unis, mais aussi de la Jordanie et de l’Inde afin de leur exposer l’état des lieux de l’enseignement de l’anglais en Algérie. Trois jours durant, les étrangers écouteront les exposés des représentants de l’éducation nationale à la lumière desquels ils prescriront une conduite à tenir et une démarche à suivre. Ce séminaire-atelier permettra aux américains de s’imprégner de la réalité de l’anglais dans les écoles algériennes mais également des manuels scolaires qui accompagnent son apprentissage. Ils semblent tout de même en connaître un bout, puisque Michael Onuchco, un coopérant US, confie en aparté que “beaucoup de choses doivent changer”. Présent en Algérie depuis une année en tant que formateur des enseignants de l’anglais, notre interlocuteur constate que les salles de classe en Algérie sont surchargées. “You have a very large work class” assène-t-il, étonné, aux journalistes, lui qui s’est rendu à Tamanrasset, Béchar, Oran, Jijel et El-Oued. S’il relève que la plupart des écoles sont dotées de bibliothèques, il regrette, néanmoins, le fait que ces espaces demeurent indigents en termes d’ouvrages. “Il n’y a pas beaucoup de livres et le peu qu’il y a, est très ancien...” lance-t-il dans un français approximatif. Un constat partagé par le directeur des affaires juridiques et de la coopération à l’éducation nationale,

 

M. Boubakeur Samir, dit vouloir profiter au maximum de l’expertise américaine pour optimiser l’enseignement de l’anglais en Algérie. Il explique que ce programme fait suite aux accords de coopération signés entre les gouvernements des deux pays. Les États-Unis s’engagent, ainsi, à financer gratuitement cette réforme au profit de l’Algérie “dans la mesure du possible”. Cela ira de la conception des manuels scolaires de l’anglais aussi bien sur le plan esthétique que celui du contenu, jusqu’à la méthode d’enseignement de l’anglais en passant par la formation des formateurs. Autant dire que nos potaches bénéficieront d’un apprentissage de cette langue “in the american way”. Mieux, le deuxième axe de la coopération que constitue l’introduction des nouvelles technologies dans le système éducatif fera l’objet d’une assistance des experts US qui se seront appelés à concevoir la meilleure formule d’introduction de l’outil informatique dans le système scolaire algérien. Là aussi, M. Onuchco se désole de ce que les élèves en Algérie n’aient pas accès à l’internet bien que plusieurs établissements soient pourvus de micro-ordinateurs.

 

Mais ce n’est là qu’un petit constat général. Les partenaires algériens se relayeront aujourd’hui et demain, à la tribune, pour livrer le détail - par les chiffres -, de la réalité de l’enseignement, de l’anglais particulièrement, dans l’école algérienne pour permettre aux américains d’identifier les carences. Et c’est au terme de la réunion de synthèse de mercredi, que les coopérants américains feront savoir à leurs interlocuteurs jusqu’où ils pourront intervenir techniquement et financièrement.

 

 

Source de l'article

 

 

Alger_BEN-AKNOUN_Ecole-Normale.jpg

 Source de la photo

 

27/10/2008

Antonio MONTORO auprès de réfugiés sahraouis en Algérie

 

Actuellement, la RASD est reconnue par l’Union Africaine et par 46 pays dans le monde, ceux-ci sont en grande majorité, africains ou latino-américains. Le dernier en date, a été la République du Nicaragua, le 12 janvier 2007. L’ONU et la Ligue Arabe n’ont pas reconnu La RASD, pas plus qu’un seul pays européen ni aucun membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies. En Europe, le Pays Basque est le seul Gouvernement qui reçoit la RASD avec les honneurs d’État. L’importance des liens et des engagements qui existent entre les deux peuples n’a rien de fortuit. Des douzaines d’organisations sociales maintiennent un échange d’aides constant, d’expériences et d’espoirs.

 

Antonio Montoro est coopérant de l’ONGD Mundubat. Il cohabite avec les réfugiés sahraouis dans les camps d’Algérie et il souligne l’estimable travail d’organisation engagé par la société sahraouie depuis leur exode jusqu’à nos jours, il souligne également le rôle important de la femme dans le dévouement de ce processus : « Le peuple sahraoui ne s’est pas organisé grâce aux agences d’aide humanitaire des Nations Unies, ni grâce à des gouvernements, pas plus qu’avec des ONG. Ce sont eux-mêmes qui ont montré une incroyable capacité pour créer des structures au milieu de rien. Les femmes ont démontré une force et une détermination décisives qui perdurent jusqu’à nos jours ». Jour après jour, les Sahraouis ont érigé des écoles, des hôpitaux et des ateliers, mais Antonio assure que « il s’agit d’une mesure temporaire, puisque l’important pour eux, est de se souvenir que tout cela a toujours été réalisé avec l’idée du retour à leur terre ».

 

« Un des dangers de ce conflit », affirme Edur Mintegi, chargé de Communication de Mundubat, « c’est que les gens ne voient seulement que les camps de réfugiés de Tindouf et qu’ils ignorent qu’un territoire libéré existe déjà, autre que celui occupé ». À Tindouf, Les voyages fréquents des familles qui, en été, accueillent les enfants sahraouis, ainsi que les visites de personnes du monde politique et du spectacle ont relégué, involontairement, l’existence de nombreux Sahraouis qui, avec courage, survivent et s’organisent dans les zones occupées. « Le Sahara Occidental est longé de plusieurs centaines de kilomètres de plages et de mer, il abrite des villes et des mines et n’est pas une étendue désertique comme il est souvent décrit », rappelle Mintegi.

 

TINDOUF_Camp-Refugies_ph-interet-general.info.jpg

 Camp de réfugiés à Tindouf

 

 

 

Article tiré du Blog LeTacle